L'ancienne comptable des hôtels-restaurants Perier du Bignon, le Lion d'or, le Petit Perier était convoquée devant le tribunal correctionnel de la Mayenne, jeudi 8 janvier, poursuivie pour des délits d'abus de confiance, de faux et d'usage de faux. La prévenue, âgée de 47 ans, ne s'est pas présentée. Elle est soupçonnée d'avoir détourné la somme de 274 692 euros au cours de ses différentes missions de comptabilité, d'abord en tant que salariée et ensuite comme prestataire de services. La nouvelle comptable va rapidement découvrir les irrégularités et amener les sociétés à déposer plainte le 14 mars 2023. Celle-ci note que des virements effectués au profit d'EDF vont se retrouver sur les comptes de l'ancienne comptable.
Un écrit suspicieux
Le tribunal s'interroge tout d'abord sur l'existence d'un contrat de travail qui n'a pas été retrouvé dans la comptabilité. La mise en cause a fourni un écrit dont la signature intrigue la présidente qui trouve les signatures étrangement similaires et évoque une signature électronique. L'abus de confiance est ensuite évoqué quand il est rapporté que la comptable n'a fourni aucune facture correspondant aux frais remboursés (pharmacie, Leroy Merlin, Grand Frais ou encore Amazon).
"Un No man's land comptable"
La magistrate relève qu'aucune déclaration de TVA n'a été effectuée sur ses émoluments.
Pour l'avocat de la partie civile, la comptable a falsifié les documents. La défense remarque que certaines notes de frais portent la même date mais pour un montant différent. Le plaideur évoque alors un détournement de fonds. Le ministère public qualifie la situation "d'un no man's land comptable". Le magistrat constate l'abus de confiance et "un flou total sur le statut et sur les rémunérations". Pour lui, il y a une volonté de dissimuler et l'existence de faux est avérée. Le procureur requiert une peine de deux ans de prison avec sursis et une interdiction d'exercer. La défense va rejeter toutes les accusations et ne trouve aucune preuve de falsification de la part de sa cliente. Celle-ci n'a, elle, pas déclaré que les sommes prélevées correspondaient à ses salaires et à des remboursements de frais professionnels. Le tribunal met le verdict en délibéré au 5 février.
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