Rien ne va plus entre Lactalis et la centrale d'achat Everest. Lundi 19 janvier, le patron du groupe laitier a adressé un courrier à la ministre de l'Agriculture Annie Genevard l'interpellant sur "une situation qui pourrait avoir de lourdes répercussions sur l'ensemble de la filière laitière", peut-on lire dans la lettre que s'est procuré le média Contexte.
Lactalis dénonce des méthodes de pression illégales
Emmanuel Besnier accuse la centrale d'achat Everest, chargée de regrouper les commandes de la distribution alimentaire, de faire pression afin de faire baisser le prix du lait produit par Lactalis. "Ces baisses tarifaires sont inacceptables et totalement déconnectées des réalités économiques de la filière laitière", dénonce le président mayennais. Autre méthode dénoncée par le patron : négocier le prix du lait hors de France alors qu'il est produit, transformé et commercialisé sur le territoire national. Cette pratique est illégale selon la loi française.
Menace d'un surplus de stock dès cette semaine
Face au refus du groupe laitier de diminuer ses tarifs, le patron d'Everest, Gianluigi Ferrari, aurait employé les grands moyens. Le P.-D.G. a décidé de retirer des rayons d'Intermarché, Auchan et Casino certains produits Lactalis produits en France et à l'étranger. "Dès cette semaine, nos usines vont être soumises à des surplus de stocks pour lesquels nous n'avons pas d'alternatives pour le lait collecté dans nos 70 usines implantées sur l'ensemble du territoire", redoute Emmanuel Besnier. Cette situation intervient dans un contexte où le prix du lait a déjà fortement diminué sur le marché européen, mettant la pression sur les industriels et les éleveurs.
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