Vendredi soir, le duel entre Amiens (16e) et le Stade lavallois (17e) sentait la poudre. Un match à six points, où le perdant risquait de s'enfoncer un peu plus dans la lutte pour le maintien. Au final, il n'y a pas eu de perdant… mais pas vraiment de gagnant non plus. Les deux équipes se sont quittées sur un score nul et vierge (0-0), un résultat qui arrange davantage Amiens que Laval.
Laval montre un joli visage
Sur la pelouse de la Licorne, ce sont pourtant bien les Mayennais qui ont affiché le visage le plus convaincant. Plus solides défensivement, plus cohérents dans le jeu et globalement plus menaçants, les hommes d'Olivier Frapolli ont longtemps donné l'impression d'être supérieurs à une formation amiénoise très limitée dans ses intentions.
Les occasions lavalloises n'ont cependant pas été concrétisées. Mamadou Camara, Sam Sanna puis Malik Tchokounté ont tour à tour eu l'opportunité de faire basculer la rencontre, sans réussite, par manque de justesse technique ou de tranchant dans les derniers mètres. Ce manque d'"instinct de tueur" continue de peser lourd dans une deuxième partie de saison où chaque situation peut compter double.
Dylan Mbayo titularisé
Nouvelle recrue arrivée en début de semaine, Dylan Mbayo était titulaire sur le flanc droit. Il a été accompagné par un Thibaut Vargas plus remuant que lors de ses dernières sorties, apportant davantage de percussion sur le couloir. Des signaux positifs, même si l'ensemble reste encore perfectible.
Comptablement, le nul n'est pas une catastrophe pour Laval. Une défaite aurait été très préjudiciable, laissant Amiens filer à six points d'avance. En ce sens, les Mayennais évitent le pire. D'autant que dans le même temps, leurs concurrents directs Nancy et Bastia se sont inclinés, tandis que Boulogne-sur-Mer se déplace au Red Star ce samedi.
Ne pas laisser passer sa chance
Mais ce résultat laisse aussi un goût d'inachevé. Face à un adversaire de piètre qualité ce soir-là, le Stade lavallois n'a pas su faire la différence. Et dans la course au maintien, Laval sait qu'il lui faudra encore aller chercher six à sept victoires pour assurer sa survie en Ligue 2.
Si Laval avait proposé un niveau de jeu aussi faible qu'Amiens, il aurait sans doute perdu. Mais vendredi, Amiens n'a pas perdu… et Laval n'a pas gagné. Peut-être est-elle là, finalement, la différence qui sépare encore les deux équipes.
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