Après la mobilisation mardi 20 janvier du personnel du service de psychiatrie pour dénoncer la suppression de lits, le maire de Laval et le député Guillaume Garot montent au créneau. Les deux hommes politiques ont alerté la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dans un courrier envoyé mercredi 21 janvier sur une situation jugée inquiétante pour l'hôpital de Laval. "Des patients ne peuvent être admis faute de lits et de temps médical disponible. Parmi ces patients figurent des personnes maintenues dans des conditions dégradées avec un risque pour leur sécurité", informent les élus.
Un hôpital déjà fragilisé
La suppression de 58 lits en psychiatrie intervient alors que le centre hospitalier a activé sa cellule de crise début janvier pour faire face à un nombre de passages de patients supérieurs à la normale. "Cette situation pèse lourdement sur un service des urgences déjà fragilisé et contribue à une désorganisation globale de l'hôpital", pointent le maire et le député. En psychiatrie, seuls deux médecins exercent de manière pérenne alors que le bassin de population de Laval s'élève à près de 120 000 habitants (Insee 2022).
Pour faire face à la situation, les deux Mayennais demandent une intervention de l'État avec trois propositions mises sur la table :
- "Activation rapide de la réserve sanitaire afin de renforcer temporairement le temps médical en psychiatrie." La réserve sanitaire regroupe plusieurs professionnels de santé capables d'intervenir rapidement sur demande de l'État.
- "Appui renforcé de l'Etat et de l'ARS pour consolider une coopération durable avec le CHU d'Angers." Des renforts venant de l'hôpital d'Angers existent déjà mais ceux-ci sont jugés insuffisants pour Florian Bercault et Guillaume Garot.
- "La garantie du maintien d'une psychiatrie de proximité."
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