Jessica Havard a poussé pour la première fois la porte d’une collecte de sang à l’âge de 20 ans. Cette habitante de Le Pas, dans le Nord-Mayenne, veut alors prendre la relève de ses grands-parents. "Ils ne pouvaient plus donner car ils avaient plus de 70 ans", explique celle qui s’est lancée avec sa maman.
Une démarche qu’elle effectue aussi pour son frère, en situation de handicap. "Je trouve ça important d’aider les autres. C’était une manière de le faire à mon échelle." Aide-soignante dans un Ehpad, la Mayennaise est aussi directement sensibilisée à la question du don de sang dans le milieu professionnel.
Deux dons par an pendant vingt ans
Elle se déplace sur les collectes mobiles organisées par l’établissement français du sang à Gorron pendant une vingtaine d’années. "À raison de deux dons par an en moyenne, précise-t-elle. Ça s’est toujours très bien passé, avec des équipes bénévoles sympathiques."
Des dons de sang auxquels viennent s’ajouter des dons de plasma, effectués à l’hôpital de Laval. "L’EFS m’a sollicitée car il y avait un manque."
Elle découvre sa leucémie après un don
C’est à l’issue d’un don que tout bascule, en novembre 2020. "Dix jours après le don, j’ai reçu un courrier qui me conseillait de consulter mon médecin traitant car mon taux de globules rouges était très bas", explique Jessica.
Fin novembre, elle fait une prise de sang de contrôle. "Les globules rouges étant toujours très bas, mon médecin a décidé de faire des analyses plus approfondies." Le 27 novembre, le diagnostic tombe : Jessica est atteinte d’une leucémie. "Ça a été très dur mais je suis consciente que sans ce don, le diagnostic aurait été plus long à poser. Ça m’a permis d’être prise en charge au début de la maladie."
"Il faut franchir le pas"
Dès le 1er décembre, elle est hospitalisée et le 3 décembre, elle débute la chimiothérapie. "En parallèle, on me faisait des transfusions de plaquettes et globules rouges selon les résultats des prises de sang." Elle prend conscience à ce moment-là de l’importance de donner son sang. "Ça sauve des vies", confie Jessica Havard, qui est aujourd’hui en rémission. "J’ai terminé mes traitements mi-avril."
Un événement qui a aussi encouragé son entourage à donner. "Une amie a commencé à ce moment-là." Aujourd’hui, alors que les réserves sont basses, Jessica veut inciter les Mayennais à se déplacer. "Il faut franchir le pas. C’est le premier don le plus difficile à faire. Il faut y aller avec quelqu’un qui a l’habitude. On peut sauver des personnes de tous âges avec un don, insiste Jessica Havard. Notamment des bébés prématurés."
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