Manuel Pirès : « Des opportunités qu'un entraîneur ne peut refuser »

14h32 - 08 juin 2018 - par M.F
Manuel Pirès : « Des opportunités qu'un entraîneur ne peut refuser »
Manuel Pirès s'en va « sans amertume, mais avec des regrets ». - © Archives CDLM

L'ancien entraîneur du Stade lavallois commente son départ surprise du club.

Le président Jan prônait il y a trois semaines la continuité. Mais un communiqué de presse du Stade lavallois annonçait hier que Manuel Pirès ne serait plus l'entraîneur du Club. L'intéressé, fraîchement diplômé, apporte quelques éclaircissements tout en restant sur la réserve.


Le directeur sportif annonçait il y a quelques jours qu'il n'attendait plus que vous lui présentiez physiquement votre diplôme pour signer votre contrat d'entraîneur. Vous avez finalement décliné l'offre...

J'ai rencontré mercredi Jean Costa. Nous avons discuté et n'avons pas fait affaire. Nous avions évoqué oralement, oralement seulement, ma reconduction au poste d'entraîneur du Stade lavallois. Chaque club choisit sa politique, basée sur l'anticipation ou sur la prise de risques. Le Stade lavallois a la sienne et elle n'est pas condamnable. Entretemps j'ai obtenu mon diplôme d'entraineur professionnel et j'ai rencontré des opportunités qu'un entraîneur ne peut pas refuser. Cela correspond à des choix de vie personnels et aussi familiaux. Je voudrais préciser que le club ne m'a pas financé mon BEPF. J'ai payé moi-même cette formation qui coûte une fortune (coût pédagogique de 26 000 €— ndlr).


Le Stade lavallois a tardé à vous proposer un contrat, votre gardien a quitté le club à la surprise générale, la prolongation de Bosetti est loin d'être actée, il semblerait que vous n'avez pas eu carte blanche pour choisir votre adjoint... Tout cela a-t-il pesé dans la balance ?

Je ne m'épancherai pas dans la presse. Si j'ai quelque chose à dire à quelqu'un, je le fais en face, entre quatre murs. Je veux partir de Laval proprement. Les gens qui travaillent dans ce club ne méritent pas qu'on le salisse en place publique. Le Stade lavallois a besoin de travailler dans la sérénité.


Partez-vous avec amertume ?

Je pars sans amertume, mais avec beaucoup de regrets. Je remercie le Stade lavallois de m'avoir nommé à la tête de l'équipe en décembre dernier. Nous avons vécu ensemble des moments très intenses. Notamment lorsque nous sommes remonté aux avant-postes du classement avec une belle série. J'aurais aimé qu'on termine la saison comme ça. Mais nous avons ensuite pêché par manque de convictions. Je pense pourtant qu'on pouvait monter. Quand on vit tous ces moments en une seule saison, c'est fort et ça forge une expérience. Il faut en tirer des leçons. C'est le foot, c'est aussi comme ça dans la vie. Il faut savoir être solide, être toujours à la barre pour garder le cap.


Quelle est donc votre destination ?

J'ai plusieurs opportunités, en France, dont en métropole, et à l'étranger. Je suis en réflexion et je dois rendre ma décision cette fin de semaine.

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