Il était passé 23 heures lorsque le capitaine Sam Sanna s'est présenté en conférence de presse. À ce moment-là, certains joueurs avaient déjà quitté Le Basser, quand d'autres prenaient encore le temps d'échanger avec les supporters.
Le contexte était lourd. Une défaite face à la lanterne rouge Bastia vécue comme un véritable coup de massue, "une humiliation" diront certains supporters après le match, et surtout les mots forts d'Olivier Frapolli, quelques minutes plus tôt, laissant planer le doute sur son avenir à la tête du Stade lavallois.
Dans ce climat, le capitaine tango ne s'est pas dérobé. Sans nier les difficultés, Sam Sanna a tenu à rappeler l'essentiel : le groupe croit toujours au maintien et reste uni, solidaire de son entraîneur et de son staff.
Pas de fracture interne
"On est tous motivés, on est tous soudés, insiste-t-il d'emblée. Il reste 15 matchs. On a à cœur de montrer un autre visage." Pas question, donc, de résignation ou de fracture interne.
Sanna ne nie rien des difficultés. La série négative, les défaites à domicile, le poids mental qui s'installe. Il l'admet même volontiers : "Quand on ne gagne pas depuis des mois, même si on dit que ça ne joue pas, en fait, ça joue quand même."
Mais pour le capitaine, cette fragilité ne s'est jamais transformée en défiance. Ni envers le staff, ni entre les joueurs. "Aujourd'hui, la vérité, c'est que le groupe travaille bien. On est tous soudés, ça c'est vrai. Que ce soit entre les joueurs ou avec le staff, on n'a aucun souci là-dessus."
"Le seul levier, c'est la victoire"
Face aux interrogations sur les solutions – tactiques, mentales ou structurelles – Sanna se montre lucide, presque pragmatique. "Peu importe ce qu'on dit, ce qu'on fait. Le seul levier aujourd'hui, c'est de gagner. Il y a des matchs, les saisons précédentes, où on ne joue pas forcément mieux. Mais sur un coup de pied arrêté, sur un contre, on marque. Et ça passe inaperçu parce que la finalité, c'est la victoire."
Le discours n'est pas celui d'un vestiaire qui conteste, mais d'un groupe qui insiste. Qui essaye de se sortir du trou dans lequel il est bien installé. "Ce n'est pas de tout changer, c'est de continuer à bien travailler, à croire en nous et en ce que met en place le club au quotidien."
Le maintien comme ligne d'horizon
Après 19 journées, Sam Sanna refuse toute fatalité. "On parle de la relégation comme si c'était déjà acté, mais on n'est qu'à quatre points du premier non relégable. Il reste des matchs, rien n'est joué."
L'espoir est encore là, intact, nourri par le souvenir des saisons précédentes, arrachées dans la douleur jusqu'à la dernière journée. "On signe tous pour ça dès demain", glisse-t-il. Un aveu lucide, mais aussi une promesse : le Stade lavallois n'a pas lâché. Ni son entraîneur. Ni son staff. Ni sa saison. Mais désormais, il faut le montrer sur le terrain.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.