Pour une fois, les chiffres de notre lent suicide collectif ont été largement commentés. Pour la première fois depuis l'année 1918, il y a eu en France plus de décès que de naissance : 645 000 naissances pour 651 000 décès. Cela jette un froid, un froid polaire, d'autant plus que nos retraites, en France, sont justement basées sur le renouvellement des générations. En effet, ce sont les cotisants d'aujourd'hui qui paient les pensions des travailleurs d'hier. Tous les calculs de nos têtes pensantes étaient basés sur des chiffres qui se révèlent faux. Cela rend la reculade de notre Premier ministre Sébastien Lecornu concernant la réforme des retraites d'autant plus scandaleuse.
Des économies sur le dos des familles
Honte à tous ces politiques d'une démagogie de bas étage, socialistes en tête, qui ont eu la peau de cette réforme a minima, défendue par une ancienne socialiste, Elisabeth Borne, et votée au forceps par une assemblée à la majorité étriquée. Honte à notre président qui a précipité notre pays dans le chaos avec cette dissolution stupide.
Alors oui, on glose, on parle de ce suicide qui n'est d'ailleurs pas seulement français, mais largement européen. L'Asie n'est pas non plus à l'abri puisque des pays comme la Chine ou le Japon verront leurs populations fondre à toute allure dans les 70 prochaines années. Mais revenons à la France et à ses contradictions. Face à ces chiffres alarmants, on pourrait penser que notre gouvernement se garderait bien de prendre quelque décision que ce soit, risquant d'aggraver encore l'état du malade. Pensez donc, dans sa quête du budget impossible, Sébastien Lecornu a proposé de désinvestir encore un peu plus dans le budget de la famille. François Hollande avait mis certaines prestations sous conditions de ressources, le gouvernement actuel a fait voter le budget de la Sécurité sociale en réalisant des économies sur le dos des familles. Ainsi, l'âge de la majoration des allocations familiales est passé de 14 à 18 ans ce qui va se traduire par un appauvrissement des familles. En plein dans le mille ! Pour augmenter les retraites comme prévu, on renonce à la réforme des retraites et on rabote les allocations familiales : champion !
En attendant, 6 000 écoles ont fermé depuis 2010. La France a perdu 500 000 écoliers, mais on continue d'embaucher à l'Éducation nationale. Ces enfants manqueront dans les études supérieures et dans les métiers de demain. Alors, appauvrir encore les familles, c'est vraiment une politique de gribouille.
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