Vendredi soir à Amiens, le Stade lavallois a retrouvé du contenu, sans encore retrouver une vraie respiration au classement. Ce nul (0-0), logique dans son déroulé, permet aux Tango de stopper une dynamique négative, mais les laisse toujours dans une situation inconfortable. À quatorze journées de la fin, rien n'est fait, mais Laval avance désormais avec une marge de manœuvre réduite.
Un manque de réalisme chronique
Face à un concurrent direct pour le maintien, Laval a pourtant livré une première période convaincante. Pressing haut, maîtrise du jeu, intentions claires : les hommes d'Olivier Frapolli ont longtemps pris le dessus sur une équipe amiénoise peu inspirée. Mais comme trop souvent cette saison, le manque de réalisme a coûté cher. Une tête de Mamadou Camara au-dessus, quelques situations mal exploitées, et au final un point seulement, là où une victoire aurait permis de recoller au barragiste.
La seconde période a été plus équilibrée. Amiens a réagi, notamment après l'entrée de Nordine Kandil, plus difficile à contenir entre les lignes. Laval a toutefois tenu bon, sans fébrilité, avant de pousser de nouveau en fin de match. "Ce qui me fait plaisir, c'est le visage de mon équipe", soulignait Olivier Frapolli au micro de beIN Sports après la rencontre.
Situation délicate au classement
Au classement, la situation reste délicate mais pas figée. Laval est toujours 17e et accuse trois points de retard sur Amiens, 16e et barragiste. Plus haut, la 15e place synonyme de maintien direct est occupée par Boulogne-sur-Mer, avec quatre points d'avance sur les Tango.
Dans ce contexte, Laval n'a pas encore perdu le luxe de l'ambition. Le maintien direct reste un objectif atteignable, à condition d'enchaîner rapidement les résultats. Mais dans sa situation actuelle, une place de barragiste ne serait pas forcément une mauvaise affaire. Elle permettrait au club de rester en vie jusqu'au bout et d'éviter une relégation directe.
Car le barrage, s'il reste un scénario à haut risque, n'est plus tabou. Le 16e de Ligue 2 disputera un aller-retour face au 3e de National à l'issue de la saison. Un duel piégeux, mais aussi une seconde chance, que Laval pourrait assumer s'il venait à ne pas combler l'écart avec la 15e place.
Le calendrier avance vite
"On sait que sur les matchs, on n'aura pas cinquante occasions", rappelait Olivier Frapolli. L'enjeu est donc clair : transformer les progrès observés en points, sans calcul excessif. Des raisons d'y croire existent. L'arrivée de Dylan Mbayo apporte des solutions offensives, le retour de Mamadou Camara après la CAN renforce l'impact dans les zones clés, et Trévis Dago, absent à Amiens, représente une option supplémentaire pour la suite.
Le calendrier avance vite, mais laisse encore de la place à l'espoir. Une possible finale du maintien se profile lors de la 34e journée, avec la réception de Boulogne-sur-Mer au stade Francis-Le-Basser. D'ici là, Laval devra surtout rester au contact. Avec quatre points de retard sur l'USBCO aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
À Amiens, le Stade lavallois a montré qu'il avait encore des arguments. Maintien direct ou barrage contre un club de National : Laval n'a peut-être pas le luxe de choisir son scénario idéal, mais il a encore le temps d'écrire le sien.
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