Pour sa cinquième participation dans la redoutable catégorie DD2 (15-32 ans), il retrouvera les 72 meilleurs pilotes du monde, au milieu d'un total de plus de 400 participants toutes catégories confondues. Cette année, il a validé son billet de la plus belle des manières : une victoire en Coupe de France début février à Salbris, qui lui a ouvert directement les portes de l'événement. "Représenter la France sur un circuit pareil, c'est une vraie fierté", dit-il. "Je veux aller chercher la tête d'affiche et concrétiser."
"J'ai quelques revanches personnelles à prendre"
Son histoire avec la finale mondiale a déjà des airs de roman. Pour sa toute première participation, il avait créé la surprise en terminant deuxième. Les éditions suivantes ont été plus compliquées : un problème technique lors de la deuxième et de la troisième, puis une pluie de pénalités en 2024, qui l'avaient relégué à la neuvième place. Cette saison, il revient avec des idées très claires et, avoue avec un sourire : "J'ai quelques revanches personnelles à prendre sur certains pilotes." Pour arriver prêt dans le désert bahreïni, Antoine a monté une préparation complète. Le physique occupe une bonne partie de son temps : il court beaucoup pour travailler le cardio. Le mental passe par des sessions intensives de simulateur, histoire de muscler la concentration. Techniquement, il multiplie les courses dans différents pays : championnat de Belgique, RKM au Mans... Autant d'environnements qui l'obligent à s'adapter, à découvrir d'autres styles de pilotage et à enrichir sa propre manière de rouler. Et s'il fallait cibler un point faible, il ne botte pas en touche : "Seul, je suis très rapide. En bagarre, c'est plus compliqué, j'ai moins d'expérience dans les gros pelotons. C'est là que je dois progresser."
"Le patron a été deux fois champion du monde"
Dans cette aventure, Antoine est bien entouré. Il partira avec ses parents, sa copine, son motoriste et son team manager. Sa structure, RM Concept, basée dans l'Oise, est connue pour être l'une de celles qui amènent le plus de pilotes en finale mondiale : environ quatre cette année. L'exigence est élevée, l'ambition aussi, et l'expérience ne manque pas. "Le patron, Morgan Riche, a été deux fois champion du monde, alors forcément, quand il parle, ça compte", glisse Antoine. Son parcours, lui, n'a rien d'un sprint improvisé. Il a découvert le karting grâce à son père, qui en faisait également. "Dès les premières sessions, j'ai tout de suite accroché, au point de disputer ma première course régionale à neuf ans." Il a gravi les échelons un à un : régional, national, puis les grandes courses internationales en DD2. Pendant longtemps, son père a assuré la mécanique et transmis les bases, avant qu'Antoine n'intègre différentes structures, dont cinq années chez GKart 53 à Laval, puis RM Concept aujourd'hui.
"Il faudra rester focus du début à la fin"
À Bahreïn, le format sera court et exigeant : essais libres les 1er et 2 décembre, qualifications le 3, manche qualificative le 4 et finale le 6. Vingt et un tours sous le soleil, environ vingt-cinq minutes où tout peut basculer. Avec le peu de roulage prévu, la moindre erreur coûtera cher. "Il faudra rester focus du début à la fin", résume-t-il. Et pendant qu'il prépare ce grand rendez-vous, il construit aussi son avenir. Antoine travaille déjà dans les ateliers de RM Concept, où il suit un pilote à l'année. Il prévoit de passer un BPJEPS sport auto, le diplôme d'instructeur de pilotage. L'organisation entre études, travail et compétitions demandera sans doute quelques ajustements, mais il ne s'en inquiète pas : "On s'adaptera."
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