Le 26 décembre dans le métro parisien, trois femmes sont successivement agressées par un individu armé d'un couteau. Tandis que les victimes sont soignées à l'hôpital pour des blessures heureusement sans gravité, l'assaillant présumé est interpellé quelques heures plus tard et très vite placé dans une infirmerie psychiatrique au vu de son comportement.
Dans un communiqué, la préfecture de police informe la presse que l'agresseur est de nationalité malienne. Déjà condamné, écroué en janvier 2024 pour vol et agression sexuelle, le délinquant a été libéré en juillet 2025 et placé en centre de rétention. Comme il ne pouvait obtenir un laissez-passer consulaire, faute de papiers en règle, il a été libéré avec assignation à résidence mais avec l'obligation de quitter le territoire national (OQTF).
Encore un individu sous OQTF qui commet un délit ! Des commentateurs s'indignent puis on apprend qu'un passeport français a été découvert par la police au domicile du suspect - naturalisé français en 2018. On passe de l'indignation à la stupéfaction, en oubliant comme d'habitude de poser une question majeure : pourquoi laisse-t-on errer des individus manifestement déséquilibrés, au lieu de leur assurer un suivi psychiatrique ? La réponse est qu'on n'a pas d'argent à cause de l'austérité et que les psychiatres sont débordés.
On n'a pas non plus d'argent pour les centres de rétention administrative, qui sont pleins et où il faut assurer une sorte de rotation. Il reste que l'agresseur du 26 décembre a été arrêté par la police, condamné par la justice, incarcéré par l'administration et que, tout au long des procédures, personne ne s'est aperçu que le délinquant était Français.
Le ministre de l'Intérieur a reconnu un " dysfonctionnement ". Le mot est faible. Il serait honnête de souligner l'ampleur du chaos administratif. Le cas du faux Malien-vrai Français n'est pas isolé. Il faut y ajouter la situation de milliers de personnes qui devraient légalement recevoir la nationalité française et qui végètent dans une zone de non-droit : celle où les vrais irréguliers sont rejoints par des clandestins que l'administration fabrique à longueur d'année à cause de la lourdeur de ses procédures et de la surcharge de travail du personnel.
Le " dysfonctionnement " reconnu par le ministre est déjà oublié. Les choses vont continuer à empirer, comme avant.
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