Une agente administrative de la préfecture de la Mayenne à Laval a porté plainte contre un homme originaire d'Abidjan venu demander la prolongation de son titre de séjour. La fonctionnaire lui répète ce qu'elle lui a déjà signifié auparavant : son dossier est incomplet. Le quadragénaire hausse alors le ton : "Je vous ai photographiée... vous êtes la cause des rejets de mes demandes de titre de séjour."
L'homme aurait frappé le mur et le mobilier de la préfecture
L'intervention de la chef de service ne calme pas le demandeur, qui repart avec son épouse après avoir frappé violemment le mur et du mobilier de la préfecture. La plaignante ajoute : "Il était dans un rôle d'intimidation, j'ai vu du mépris, de la provocation". Elle reconnaît avoir demandé au demandeur s'il était algérien, ce qui aurait permis de passer outre un certificat manquant. L'homme se dit alors " rabaissé " et refuse de signer l'attestation de dépôt.
La personne nie avoir tenu de tels propos
Jeudi 28 août, devant le tribunal, il nie toute menace : "Je n'ai jamais tenu ces propos." Son avocate souligne l'absence de preuve et rappelle que "le droit des étrangers est souvent bafoué en France". Selon elle, il s'agit d'une "audition de la plaignante contre audition du prévenu. Elle critique aussi la demande de dommages de l'agente, qui réclamait "300 euros... pour aller au restaurant avec mon époux". Le ministère public requiert trois mois de prison avec sursis.
Le tribunal ne suit pas ces réquisitions et écarte la demande d'indemnisation. L'homme est relaxé, faute d'éléments confirmant la violence de ses propos.
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