Laval : il avait agressé sexuellement sa voisine sous curatelle

17h39 - 11 octobre 2018 - par L.K
Laval : il avait agressé sexuellement sa voisine sous curatelle

En juillet 2018, un Lavallois de 43 ans, alcoolisé, avait agressé sexuellement sa voisine. Il a été jugé ce jeudi 11 octobre.

La victime et son avocate espéraient une prise de conscience : il n'en est rien. Ce jeudi 11 octobre, un homme de 43 ans, d'origine tunisienne, a été jugé pour avoir agressé sexuellement sa voisine, une femme de 32 ans sous curatelle.

Il est 4h30, ce 8 juillet 2018, lorsque l'on sonne à la porte de cette trentenaire lavalloise. Elle vérifie à l'oeilleton et constate que son visiteur nocturne a mis le doigt sur le judas. Quelques instants plus tard, ce dernier a baissé la garde. La jeune femme reconnaît son voisin, père de trois enfants, et ouvre la porte. Le quadragénaire ferme la porte derrière lui et pousse son hôtesse contre la porte de son dressing. Il commence à l'embrasser sur le haut des cuisses, le bas ventre, dans le dos et lui caresse les seins à travers ses vêtements. Elle réussit à le repousser. L'homme quitte alors l'appartement.« Je n'arrêtais pas de crier, j'étais hystérique », raconte la Lavalloise. Elle a tout de même eu la présence d'esprit de se saisir de son portable et de composer le 17, alors que l'individu était encore chez elle. Les policiers retrouveront l'agresseur endormi chez lui.

« J'étais bourré. »

« Je ne suis pas méchant, j'étais bourré. » En droit français, l'état d'ivresse est une circonstance aggravante. Le prévenu, aussi sous l'empire de stupéfiants, rentrait chez lui après une soirée très arrosée. « J'ai eu envie de faire l'amour avec elle. Quand elle m'a dit non, je n'ai pas insisté », a-t-il raconté aux policiers. A la barre, il tente de se défendre en arguant qu'il est travailleur et bon père de famille.

Nicolas Cré Le Carpentier, substitut du procureur, veut de la fermeté : il requiert deux ans de prison ferme et une interdiction du territoire français pendant huit ans. « A 43 ans, être bourré n'est pas une excuse. » Pour la défense, maître Dirickx reconnaît la gravité de l'alcoolisation mais « c'est la seule explication qu'il peut donner à son comportement ». Il plaide pour un sursis avec mise à l'épreuve. Le quadragénaire est condamné à dix-huit mois d'emprisonnement, dont six mois ferme. Il a interdiction d'entrer en contact avec sa victime.

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