Commer : ils attendent toujours la nouvelle route

08h00 - 30 avril 2018 - par L.C
Commer : ils attendent toujours la nouvelle route
Sylvain Bibron et sa mère expliquent les problèmes qu’ils rencontrent en l’absence de cette route.

Depuis plusieurs années, des agriculteurs de Commer et Martigné attendent la création d’une voie d’accès au nouveau rond-point de la Marmite, sur la RN 162. En attendant, c'est détours et danger.

Depuis maintenant trois ans, un sujet épineux crispe les relations entre Commer et Mayenne Communauté. C’est tout simplement la raison pour laquelle les élus de Commer ne votent systématiquement pas le budget communautaire. L’objet du mécontentement est le carrefour au croisement de la RD 508 (route de Commer) et de la RN 162, face à la zone artisanale du Berry.

« Ça fait des bouchons, sans compter les doigts d’honneur. Et puis c’est vraiment dangereux, ça oblige les gens à faire des conneries », s’inquiète l’agriculteur Sylvain Bibron. Son exploitation se situe à Commer mais il possède une cinquantaine d’hectares de l’autre côté de la Nationale, sur la route de la fromagerie Vaubernier.

« Le souci, c'est le retour »

« Le problème, ce n’est pas le nouveau rond-point. Au contraire, c’est très bien, ça casse la vitesse. Le souci, c’est le retour. On est obligé de faire presque trois kilomètres de plus par le giratoire de Martigné pour revenir sur la route de Commer », explique-t-il, agacé par la bordure qui l’empêche de traverser.

Le ballet de ses neuf tracteurs les jours d’ensilage n’arrange rien à l’affaire. La vitesse sur la route chute alors à 25 km/h et entraîne son lot d’incivilités de la part des automobilistes, sans compter les comportements à risque. Et puis il y a les grosses machines trop larges qui empiètent sur les deux bordures à la sortie de la RD 508.

Plus de temps et plus de carburant

Pour Fabrice Cornu, installé à La Furonnière sur la commune de Martigné et dont la moitié de sa cinquantaine d’hectares d’exploitation est sur Commer, le coût s’ajoute à la dangerosité de la route. « C’est pour moi du temps et du carburant en plus de rejoindre mes terres sur Commer. Avant, je mettais 35 minutes en tracteur, maintenant il me faut 50 minutes. »

L’idée d’une troisième voie permettant de traverser pour rejoindre la route menant à leurs exploitations pourrait être une solution, pensent de concert Sylvain Bibron et Frabrice Cornu. « Comme c’était avant, c’était très bien », se souvient ce dernier.

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