Skay Z, prêt à lâcher les titres

12h00 - 10 janvier 2018 - par M.F
Skay Z, prêt à lâcher les titres
Le rappeur lavallois multiplie les vues sur Youtube. 2018 pourrait être l’année de la révélation.

S’il a découvert la musique avec le saxo, Skay Z se fait remarquer dans le paysage du rap.

Difficile d'échapper sur les ondes aux titres du dernier album d’Orelsan, triple disque de platine. Mais saviez-vous que le rappeur caennais enregistre au même endroit qu’un jeune rappeur lavallois ? Il s’agit de Skay Z, François de son vrai prénom, 23 ans, natif de Laval. « Je rappe depuis l’âge de 17-18 ans, mais ça fait environ un an que j’ai commencé à publier mes clips et sons sur Youtube », explique ce dernier.

L’année 2017 aura été l’année des grands débuts sur la scène du rap français pour ce Mayennais. Lui qui avait débuté dans la musique lorsque ses parents l’avaient inscrit à des cours de saxophone. « Au début, le rap c’était un délire avec les potes de mon quartier. J’aimais vraiment ça, puis petit à petit je me suis professionnalisé. » Sa place dans le top 5 des rappeurs de la semaine devant notamment Sadek ou MZ sur le site Haute Culture lui a donné l’envie de poursuivre : « j’ai présenté un Extended Play avec six titres qui ont plutôt bien plu, d’où ce classement, c’était très encourageant. »

Orelsan : très simple

L’entrée en studio est venue à l’âge de la majorité. Il enregistre au même endroit que le rappeur caennais Orelsan qu’il a récemment rencontré : « j’ai pu échanger avec lui, il m’a même fait une petite vidéo pour la sortie de mon dernier clip Nirvana. Ça m’a fait très plaisir, il est très simple. » Si Skay Z écrit lui même ses textes, il peut compter sur l’aide d’un ami pour les compositions musicales sur lesquelles il pose ses mots. Ses amis l’accompagnent parfois à Paris pour les enregistrements. « Pour l’instant, on est vraiment indépendant. On doit se débrouiller seul donc pour les trajets c’est parfois compliqué. »

En cette fin d’année 2017, il s’est rendu dans la capitale pour enregistrer une dizaine de titres qui sortiront tout au long de l’année 2018. « Quelques boîtes m’ont déjà contacté pour me proposer d’enregistrer des sons. J’ai envie de sortir de plus en plus de titres, car si tu en sors un tous les six mois, tu ne peux pas réussir à te faire un nom. » Un nom par lequel il s’est lui même identifié : « j’ai un ami qui m’appelait Franskay au lieu de François. J’ai alors gardé “Skay” puis ajouté le Z derrière car je suis fan du manga Dragon Ball Z. »

Des clips tournés à Hilard et Saint-Berthevin

Plus de 20 000 personnes visionnent ses clips sur les réseaux sociaux et plateformes vidéo comme Youtube : Histoire de, réalisé dans son quartier d’Hilard à Laval, ou Run, tourné dans la forêt de Saint-Berthevin. « Je mise beaucoup sur l’esthétisme dans mes clips. Toutes les personnes qui y sont présentes, je les connais. L’idée est de ne pas faire comme tout le monde mais d’avoir mon univers. »

Aujourd’hui, Skay Z ne vit pas du rap, mais il espère un jour pouvoir allier passion et travail. En attendant, il exerce comme agent de sécurité à Rennes. « Je préfère garder un travail à côté dans le cas où je n’arriverais pas à m’imposer », reconnaît le Lavallois. Un travail de nuit qui va parfaitement en adéquation avec sa passion. « Je reste des heures entières enfermé pour assurer la sécurité donc ça me laisse le temps de réfléchir à mes textes ».

Mots clés : Musique, rap, Laval,

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