Laval : garçons et filles, même combat !

11h01 - 06 décembre 2017 - par L.K
Laval : garçons et filles, même combat !
Le métier de sage-femme peut-il être exercé par un homme ? C'est la question à laquelle devaient répondre ces petits Lavallois.

Virginie Ménard intervient dans les maisons de quartier pour sensibiliser les plus jeunes à l'égalité hommes-femmes. Exemple aux Pommeraies.

Depuis quelques semaines, dans le cadre du dispositif du Contrat local d'accompagnement scolaire (Clas), Virginie Ménard, du Centre d'information des droits des femmes et de la famille, sillonne les maisons de quartier. Avec, sous le bras, deux jeux pour sensibiliser à l'égalité hommes-femmes : l'un sur les métiers, l'autre sur les tâches ménagères.

Ce vendredi 24 novembre, c'est aux Pommeraies que la jeune femme fait étape. Face à elle, une dizaine d'enfants, âgés entre 6 et 10 ans. Neuf garçons, une fille. Dans les mains de Virginie Ménard, les métiers se succèdent : secrétaire, médecin, astronaute, coiffeur, mécanicien. Aux enfants de déterminer s'il s'agit des métiers d'homme ou de femme. Boulanger ? « Les deux, sinon on ne dirait pas le boulanger et la boulangère. » Sage-femme, mécanicien, femme de ménage ? « Les deux. J'ai compris, toutes les photos que tu montres c'est pour les deux, constate un garçon. C'est bon, on est en 2017. » « Ils intègrent ce qu'ils voient dans leur vie quotidienne et à la télé, explique Charlène Legros, chargée de mission droit des femmes à la mairie de Laval. Ils ont globalement bien intégré que tous les métiers sont pour les hommes et les femmes. Le but, c'est de leur dire qu'ils peuvent faire les études et le métier qu'ils veulent. »

La difficulté des tâches ménagères

Quelques exceptions font parfois irruption. Il serait difficile pour une femme d'être astronaute, car « elles ont peur ou c'est trop dangereux ». Difficile également d'imaginer un homme exercer le métier de maïeuticien, soit sage-femme. « C'est parce qu'ils ont seulement vu des femmes le pratiquer », précise Virginie Ménard.

Côté tâches ménagères, l'égalité est en revanche moins intégrée. « En général, ils nous disent que la maison, c'est tout le temps maman. Papa, c'est plus le bricolage », note Virginie Ménard. Cette dernière intervient également lors des temps d'activités périscolaires. Depuis, la rentrée, elle a ainsi sensibilisé environ 200 petits Lavallois.

Mots clés : Laval, égalité,

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