Cinéma Laval : Otez moi d'un doute

15h19 - 06 septembre 2017 - par C.C
Cinéma Laval : Otez moi d'un doute

Comédie dramatique française (2016) de Carine Tardieu, avec François Damiens (Erwan Gourmelon), Cécile de France (Anna Levkine), Guy Marchand (Bastien Gourmelon), André Wilms (Joseph Levkine), Alice de Lencquesaing (Juliette Gourmelon), Esteban (Didier) (1h40).(Grands adolescents) Sortie le 6 septembre 2017.

Il exerce le délicat (et dangereux !) métier de démineur. Erwan, un solide Breton, est bouleversé le jour où, à la suite d’une analyse de sang, il découvre que son père n’est pas son géniteur. Parce qu’il l’aime tendrement et ne veut pas le perturber, il décide de ne rien lui dire et d’engager un détective pour retrouver son vrai père. C’est ainsi qu’il entre en contact avec Joseph avec lequel il commence à nouer une belle relation. 
Peu de temps après, il fait la connaissance d’Anna, une vétérinaire, dont il tombe amoureux… sans savoir qu’elle est peut-être sa demi-sœur.
La filiation est au cœur de ce film étonnant, qu’il s’agisse de celle du héros, mais aussi de celle du bébé que sa fille célibataire attend, sans savoir de qui il est. Pour traiter ce thème sérieux, voire dramatique, Carine Tardieu a choisi, avec l’aide de Michel Leclerc, réalisateur talentueux du Nom des gens, d’écrire un scénario qui mêle habilement comédie et émotion. Avec des dialogues pétillants, et une interprétation exceptionnelle, la cinéaste signe une œuvre à la fois ludique et grave qui fait réfléchir à l’importance du père dans l’évolution d’un être humain.
François Damiens forme avec Cécile de France un couple improbable, mais attachant, et les deux pères, adoptif et biologique, sont interprétés par deux immenses comédiens, Guy Marchand et André Wilms. Il est dommage qu’un personnage assez outrancier vienne perturber l’équilibre d’une œuvre singulière et pleine de charme.
Bien sûr, le film se déroule sur fond de licence des mœurs. Mais il constitue un magnifique plaidoyer en faveur de la paternité biologique. Une rareté, par les temps qui courent !

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